1. (Familier) Choir ; tomber.
2. Tomber, rater son coup, de façon très nette.
Je suis allé me promener à vélo, et j'ai pris une gamelle.
Je suis allé au casino, et j'ai pris une gamelle.
3. (Figuré) Tomber.
4. (Figuré) Tomber.
La blonde appelée Taxi, blanche comme un linge propre, véritable champignon de couche ou endive poussée dans la cave germano-pratine, salua, en manquant de se casser la binette. (Léo Malet, La nuit de Saint-Germain des Prés, 1979)
5. Forme pronominale de décrocher.
6. Être dans un tel état de vétusté, de délabrement qu'il en tombe de temps en temps quelque partie, en parlant d'un édifice.
A Pont-du-Château même, la plupart des maisons réparées et bien entretenues sont celles où logent ces ouvriers ; beaucoup d'autres se délabrent, tombent en ruine. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
7. Le terme collapsus désigne de manière générale un saut (participe passé latin de coll?b?, tomber ensemble, tomber en ruine). Le verbe correspondant, « collaber », s'utilise en général pour dire d'un objet dur et creux qu'il se dégonfle, conduisant ainsi ses parois à se coller entre elles.
8. (Médecine) Malaise, chute rapide des forces, avec un affaiblissement du pouls, sans toutefois être une syncope.
9. Effondrement.
« Si on ne maîtrise pas les flux migratoires, on organise le collapse de notre système d'intégration », a estimé Nicolas Sarkozy. (L'intervention de Sarkozy en direct, 16 Novembre 2010)
10. (Pronominal) (Spécialement) Tomber ou se laisser tomber (sur quelqu'un ou quelque chose) en provoquant un dommage.
Parmi les fléaux qui s'abattent sur la vigne, le plus terrible, dans ses effets, est évidemment la grêle. Le vignoble est beau, et plein de promesses, et cinq minutes plus tard il n'en reste rien ; [?]. (Sachez soigner vos vignes grêlées, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, p. 59, éditions La Terre nationale)
11. (Familier) Tomber.
[?] comme s'il jouait avec une balle de pâte à modeler d'une souplesse exceptionnelle, qui se prête comme rien d'autre à son désir de triturer, les faisant ballotter, l'un et l'autre entre ses deux mains, les bousculant tour à tour, comme le boxeur, qui fait valdinguer entre ses poings d'un côté puis de l'autre, dans un coin du gymnase avant de monter sur le ring, le ballon fixe sur lequel il s'entraîne [?] (Christine Angot, Une Semaine de Vacances, éditions Flammarion, 2012, p. 112)