1. Genèse graduelle, addition successive de diverses parties : le nouvel être étant d'abord à l'état d'ovule, puis de germe, enfin d'embryon.
L'épigenèse, opposée au système d'après lequel les parties, préexistant dans le germe, ne font que se développer, est adoptée par la physiologie moderne.
2. En biologie, l'épigenèse, du grec epi- (sur) et genesis (formation), désigne le processus par lequel un embryon se développe à partir d'une forme simple, comme une graine, un spore ou un oeuf, pour devenir progressivement un organisme plus complexe à travers des étapes successives de multiplications et de différenciations cellulaires. C'est aussi l'ensemble des processus qui détermine les caractéristiques phénotypiques tout au long du développement d'un organisme. Ces divers processus dérivent d'effets indirects de l'action des gènes ou de phénomènes non génétiques, par exemple la communication entre deux cellules ou encore, la communication entre une hormone et sa cible. À la suite des processus de l'épigenèse, les structures morphologiques d'un organisme apparaissent et sont suffisamment ajustées entre elles pour que l'organisme soit fonctionnel, c'est-à-dire viable.
3. Processus de développement organique par lequel un être vivant se forme et se différencie progressivement, passant de l'état d'ovule à celui de germe puis d'embryon, par ajout successif de parties.
La conception de l'épigenèse néonatale, dont l'anticipation est un des piliers, dépend d'abord de la position retenue face à ce dualisme.