3. Souhait de malheurs qu'on fait contre quelqu'un.
Nous voici devisant avec des Montalbanais de toutes sortes, gens fins et subtils, très avertis du fléau dont nous recherchons les causes, le dénonçant, le déplorant même, le vitupérant, le décrivant, l'analysant, l'exécrant, l'accablant d'imprécations, mais s'en tenant là.
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Henri eut un petit rire. Il se souvint tout à coup d'une vieille chronique où il avait, pour flétrir, stigmatiser, juvénaliser les comportements bourgeois, accumulé des bataillons d'imprécations pétaradantes, de prosopopées incendiaires, d'antithèses fulgurantes.
(Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, pp. 81-82)
La Moussotte ne se connaissait plus; elle en oublia de se peigner, cassa de la vaisselle et se répandit par tout le village en imprécations dont l'énergie ne cédait en rien à celle des prophètes de la Bible.
(Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
[?] et je m'assis, rêvant à quoi? à cette pauvre reine que j'avais vue si belle, si heureuse, si aimée; qui, la veille, poursuivie des imprécations de tout un peuple, avait été conduite en charrette à l'échafaud.
(Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
4. Expression d'un souhait de malheurs à l'encontre d'une personne.
[...] et je m'assis, rêvant à quoi ? à cette pauvre reine que j'avais vue si belle, si heureuse, si aimée ; qui, la veille, poursuivie des imprécations de tout un peuple, avait été conduite en charrette à l'échafaud.
5. (Rhétorique) Figure de style exprimant le souhait de malheurs pour la personne concernée ou interlocutrice.
Florence tournait définitivement le dos aux imprécations des savonaroles au petit pied. Elle renouait avec les cérémonies, avec la magnificence, avec la vie.