1. (Par extension) Faveur excessive qu'une personne en place montre envers ses parents, ses protégés.
2. Autorité, faveur dont ont joui, auprès de certains papes, leurs neveux, leurs parents.
Le cas bien connu du népotisme pourrait sembler infirmer ceci ? mais bien au contraire, le fait même que la faveur passe d'oncle à neveu (nepos en latin) signale la marginalisation de la filiation, et le fait que le terme soit toujours utilisé de façon négative, pour parler d'un excès et d'un abus, montre à quel point c'est l'absence de népotisme qui est devenue normale (c'est-à-dire la norme). Bref, l'existence même du népotisme est l'exception qui confirme la règle.
(Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux; « L'Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat? », 2007)
3. (Par extension) Favoritisme envers un parent, un protégé.
Qu'ils [les ministres] aient placé quelques amis, quelques créatures, des électeurs influents, je le veux bien ; le reste est de la calomnie pure. On a fait, il y a quelques années, du népotisme en grand ; aujourd'hui on ne l'oserait plus.
(Reybaud, J. Paturot, 1842)
4. Le népotisme est la tendance de certains supérieurs ecclésiastiques, évêques et papes, et par extension de certains dirigeants d'autres institutions, à favoriser l'ascension des membres de leur famille, ou plus généralement de leur cercle rapproché, dans la hiérarchie qu'ils dirigent, au détriment des processus de sélection ordinaires basés sur le mérite.