1. (Au pluriel) Objets magnifiques ou dépenses éclatantes.
Il a fait des magnificences extraordinaires.
Il nous a montré toutes ses magnificences.
Voilà bien des magnificences.
2. Disposition à faire de grandes libéralités.
La ville et ses plus riches bourgeois veulent surpasser en magnificence les autres cités. La réception est « de gros coutange » mais aussi « chose très admirable ». (Jean-François Solnon, Quand la Franche-Comté était espagnole, Fayard, 1989)
Pendant le dîner, qui fut d'une excessive magnificence et admirablement bien servi, le duc remporta sur Canalis un grand avantage. (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henri second. (Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves, 1689)
3. Caractère magnifique de quelque chose ou de quelqu'un.
Tout cet ensemble, encadré dans l'arrière-plan des monts Gariepins, formait un site d'une incomparable magnificence. (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
À gauche, la Loire apparaît dans toute sa magnificence. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, La Femme de trente ans)
Les verrières, immenses et nombreuses (car ce chevet et ce transept semblent une véritable lanterne), sont de la plus grande magnificence comme composition et couleur. (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
Au bout d'une heure nous atteignons la cime, du haut de laquelle on domine tout l'archipel féroésien; contemplée au crépuscule de minuit, cette vue est d'une incomparable magnificence. (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, p.35)
L'appartement dans lequel lady Rowena avait été introduite était décoré avec magnificence, mais sans goût. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
De cent façons, New York et sa somptueuse ploutocratie répétaient Venise : dans la magnificence de son architecture, de ses arts, de ses édifices. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 209 de l'éd. de 1921)
Mais la grâce est toujours unie à la magnificence dans les scènes de la nature. (François-René de Chateaubriand, Atala, 1801)