1. (Figuré) Réunion de mauvais esprits, de gens qui ne s'assemblent que pour comploter et faire le mal.
Mais on dérape très vite, le médecin est aussi fou que ses patients, les infirmières sont déchaînées, l'atmosphère vire au pandémonium morbide et sexué.
(« Kill Me Please », une tendresse gore, dans Marianne, n° 707 du 6 novembre 2010, p. 84)
Comme on le voit, ce n'était pas de la petite bière que l'on trouvait dans ce café des Mille et une nuits. Le bourgeois de Paris ne parlait de ce pandémonium qu'en baissant le ton.
(Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, Calmann Lévy, 1893, p.3)
Tu peignis, j'y consens, d'un trait impartialTon pandémonium des terrestres misères.
(Jules Lemaître, Poésies, Les médaillons, IV : Lares, Candide ; Alphonse Lemerre éditeur, Paris, s. d. [après 1881], page 160)
2. (Désuet) Lieu imaginaire que l'on suppose être la capitale des Enfers, et où Satan convoque le conseil des démons.
Il y a dans le « Paradis perdu » de Milton une description du Pandémonium.
3. Le Pandémonium désigne la capitale imaginaire des Enfers où Satan invoque le conseil des démons. Depuis, ce mot est également utilisé pour désigner un lieu où règnent corruption, chaos et décadence.
4. Le Pandémonium (du mot Pandæmonium en anglais) désigne la capitale imaginaire des Enfers où Satan invoque le conseil des démons.
5. Le Pandémonium (du néologisme originel anglais Pandæmonium, plus souvent orthographié Pandemonium) désigne en littérature la capitale imaginaire de l'Enfer où Satan invoque le conseil des démons.
6. Pandémonium pour clavecin
7. (Vieilli) Variante orthographique de pandémonium
Dépaysé dans ce pandæmonium où toutes les perversités trouvaient un culte, des prêtres et des autels, il n'en comprend point la langue.
(Frédéric Gaillardet, Mémoires du chevalier d'Éon, tome premier, chapitre II ; Éditions de Saint-Clair, Paris, 1967, page 41.)
8. Lieu ou situation de grand désordre où prédominent le tumulte et la confusion, souvent associé à une assemblée de personnes perçues comme malveillantes ou nuisibles.
Des groupes serrés d'ouvriers, de matelots s'avancent, se bousculent. On boit, on fume, on crie dans la première salle. Cela ressemble à un pandémonium blafard et ignoble. Je n'ai rien vu de pis, sauf certaines rues de Liverpool.