1. (Transitif) Faire quelque chose de façon grimaçante.
Il grimaça un sourire.
2. (Arts) Avoir une physionomie, une expression outrée.
Boileau reproche à Molière d'avoir fait grimacer les figures.
Les figures de ce tableau grimacent.
3. Manifester un sentiment par une expression excessivement marquée du visage.
En France, dans un café ou un restaurant, quand on entend parler allemand, le garçon louche en apportant son bock, les voisins grimacent et modèrent leurs épanchements? c'est la vision de l'espion.
(Jules de Cuverville, Armée, marine, colonies, volume 1, 1902)
4. (Figuré) Faire un mauvais pli, en parlant de vêtements ou d'étoffes.
Cet habit, ce collet grimace.
5. Faire une grimace, des grimaces.
Ah! cette ville imbécile et mortelle [?]. Elle prend des aspects de nécropole où les macchabées folâtres auraient licence de grimacer et de gesticuler sous un ciel putride, gonflé comme un égout.
(Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, p. 10)
6. Produire une expression du visage, souvent de manière exagérée, traduisant un sentiment ou une réaction.
La petite dame du type « conoïde » tristement inexpressif, que l'absence de menton fait comiquement grimacer alors qu'elle s'imagine gracieusement sourire, se proclame volontiers reine de beauté, [...].
7. Exprimer un sentiment par une mimique faciale excessive.
En France, dans un café ou un restaurant, quand on entend parler allemand, le garçon louche en apportant son bock, les voisins grimacent et modèrent leurs épanchements... c'est la vision de l'espion.