1. Demeurer en force et en vigueur ; se dit particulièrement des lois, des traités qu'on invoque, des propositions qu'on avance, etc.
L'amitié ne peut subsister sans l'estime.
Malgré vos objections, ma remarque subsiste.
Tant que les traités subsisteront.
On a révoqué cette ordonnance, elle ne subsiste plus.
Cette loi subsiste encore.
2. Exister encore, continuer d'être ; dans ce sens, ne peut se dire que des choses.
Le Panthéon subsiste en son entier à Rome.
La plupart des grands édifices des romains ne subsistent plus.
Les pyramides d'Égypte subsistent depuis bien des siècles.
3. Vivre et s'entretenir.
Quant à ceux qui, dans ce monde de richards, n'ont pour subsister que leurs salaires, il enragent, ils maugréent; ils se considèrent comme des déshérités. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
4. Poursuivre son existence, demeurer dans le temps; s'applique uniquement aux entités non vivantes.
5. Rester en vigueur, notamment pour des normes juridiques ou des propositions argumentatives.
6. Assurer sa survie grâce à des moyens de subsistance.
Quant à ceux qui, dans ce monde de richards, n'ont pour subsister que leurs salaires, il enragent, ils maugréent; ils se considèrent comme des déshérités. - Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité