1. (Architecture) Demi-colonne sans chapiteau, sur laquelle on grave quelquefois des inscriptions.
Le chapiteau ionique est un chapiteau dorique orné, sur l'échine duquel se trouve placé un ajoutage de volutes, canal et coussin, ajoutage qui se retrouve d'une manière semblable au bord supérieur des autels, des cippes et d'autres monuments, et qui sans doute est né de l'imitation de cornes de béliers suspendues. (M.P. Nicard, Nouveau Manuel d'Archéologie,Encyclopédie de Roret, 1841, page 46)
Le cippe grossier par lequel les Hellènes représentaient les Grâces leur disait plus de choses que de belles statues allégoriques. (Ernest Renan, L'Avenir de la science, pensées de 1848, Édition C. Lévy, 1890, chapitre x, pages 189.)
Ce tombeau est surmonté d'un cippe.
2. Une stèle, parfois nommée cippe ou borne, est un monument monolithe vertical, souvent dit pierre dressée, généralement plat et porteur d'inscriptions, symboles, gravures ou sculptures, voire de peintures, de nature commémorative, funéraire, religieuse ou géographique. Ce terme générique, peu précis, correspond aussi à d'autres artéfacts archéologiques comme des piliers ou des tablettes de pierres érigées dont on peut imaginer qu'ils ont eu leurs équivalents dans des matériaux divers (bois, terre, etc.) ayant disparu.
3. Un cippe est une stèle en pierre de forme carrée ou ronde, portant une inscription. Ce petit monument servait à l'origine de borne indicatrice du tracé (par ex. d'un aqueduc romain, portant le nom de l'auteur de l'ouvrage, ainsi que d'autres indications) ou de borne-frontière délimitant une propriété. Par la suite, le terme désigne un petit monument sous la forme d'un pilier bas qui signalait l'emplacement d'une tombe et portait une inscription funéraire (par ex. les Étrusques marquaient le genre du défunt par une forme particulière, en forme de bouchon ou d'oignon pour les hommes, en forme de cylindre pour les femmes dans la nécropole du Crucifix du Tuf d'Orvieto). Ce petit édicule, à peine élevé du sol, renfermait une excavation destinée à recevoir une urne funéraire. Le cippe funéraire est aujourd'hui un élément d'architecture dans un cimetière : petit monument funéraire souvent sous forme d'une demi-colonne (surmonté ou non d'un chapiteau, avec ou sans acrotère, parfois orné d'antéfixes aux quatre angles, doté d'une corniche l'apparentant ainsi aux autels de l'Antiquité romaine), il est élevé comme pierre tumulaire sur la fosse mortuaire d'un individu.