1. Jaillir, s'agiter en formant des bouillons, en parlant de l'eau et des autres liquides.
Une fontaine qui bouillonne. - Une source qui bouillonne. - Le sang bouillonnait en sortant de la plaie. - Faire bouillonner l'eau en l'agitant.
2. (Couture) Plisser en bouillons.
Bouillonner une robe, une étoffe, un ruban.
3. (Couture) (Transitif) Plisser en bouillons.
Bouillonner une robe, une étoffe, un ruban.
4. (Figuré) Avoir des accès, des agitations de colère rentrée.
Il bouillonne de colère.
Il n'alla pas non plus de leur côté, parce qu'il sentait bouillonner au-dedans de lui un trop-plein de rage et d'appréhension, et qu'il éprouvait le besoin de tirer sur ces deux hommes.
(H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 354 de l'éd. de 1921)
La honte d'être joués par deux hommes qui les bravaient audacieusement au milieu de leur camp, faisait bouillonner la colère dans le coeur des Comanches.
(Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
5. Émerger ou se mouvoir en formant des bulles, concernant l'eau ou d'autres liquides.
6. (Fig.) Être empli de sentiments intenses, tels que la colère ou l'excitation, souvent de manière contenue.
Il n'alla pas non plus de leur côté, parce qu'il sentait bouillonner au-dedans de lui un trop-plein de rage et d'appréhension, et qu'il éprouvait le besoin de tirer sur ces deux hommes.
7. (Couture) Réaliser des plis ressemblant à des bulles sur un tissu.
Les fenêtres du rez-de-chaussée étaient ouvertes sur d'élégants rideaux bouillonnés.