1. Discrimination basée sur l'espèce, qui fait de l'espèce en soi un critère pour déterminer la manière dont un être peut être traité.
Le spécisme prétend s'appuyer sur des caractéristiques réelles (intelligence, capacité morale...) ; mais celles-ci, tout comme celles qui sont censées justifier le racisme et du sexisme, fonctionnent en fait comme les signes devant justifier l'attribution d'une essence. (David Olivier, Les Cahiers Antispécistes, n°5, décembre 1992)
Il faut admettre, si l'on suit le raisonnement utilitariste, qu'en leur accordant la personnalité juridique sans condition, alors que nous la refusons aux animaux, nous faisons preuve de « spécisme ». Pourtant, ce choix est-il contestable ? (Les propositions d'extraction des animaux de la catégorie des objets de droit, dans Homme et animal, la question des frontières, éditions Quae, 2009, p.154)
Le terme de spécisme, introduit en 1970 par le Britannique Richard Ryder et repris en 1975 par l'Australien Peter Singer, est forgé sur celui de racisme. A-t-il un sens pour autant ? C'est loin d'être un point acquis. (Dominique Lestel, Apologie du carnivore, Fayard, 2011)
Certains écologistes fanatiques vont même jusqu'à proclamer un égalitarisme biosphérique et condamnent le « spécisme » comme une forme de racisme, plus grave même que le racisme puisque rejetant hors de sa considération un plus grand nombre d'être vivants. (Christian Godin, La totalité, Champ Vallon, 1997, vol.6, p.655)
2. En éthique et en philosophie du droit des animaux, le spécisme (du mot anglais speciesism de même sens) est la considération que des membres d'une certaine espèce ont des droits moraux plus étendus ou supérieurs à ceux accordés à d'autres espèces. Notamment, la considération morale supérieure que les humains accordent à leur propre espèce, et par suite le traitement discriminatoire notamment des animaux d'élevage, de ceux destinés à l'expérimentation ou encore considérés comme nuisibles. Ce concept est surtout utilisé par les défenseurs des droits des animaux.
3. Le spécisme (par haplologie, du mot latin species, «espèce», et le suffixe -isme) est la considération que des membres d'une certaine espèce ont des droits moraux plus étendus ou supérieurs à ceux accordés à d'autres espèces, notamment la considération morale supérieure que les humains accordent à leur propre espèce, dans un contexte lié à l'éthique et à la philosophie des droits des animaux. Ce concept est surtout utilisé par les tenants de l'antispécisme.
4. Le spécisme (par haplologie, du mot latin species, « espèce », et le suffixe -isme) est la considération que l'espèce à laquelle un animal appartient, par exemple l'espèce humaine, est un critère pertinent pour établir les droits qu'on doit lui accorder ou l'égard porté à ses intérêts. Ce concept éthique est surtout utilisé par les tenants de l'antispécisme, dans un contexte lié aux droits des animaux.
5. Variante de spécisme.