1. (Didactique) Censeur outré, critique qui ne laisse passer aucune faute, qui ne pardonne rien.
2. Personne qui fait preuve d'une critique excessive, ne tolérant aucune erreur.
3. Attitude de doute systématique poussée à son extrême, tendant vers une critique radicale.
La démocratie a besoin de vérité. Défendre le droit à la vérité, c'est défendre la liberté, le droit pour tous de savoir ce dont ils décident et donc d'en décider souverainement. De ce point de vue, les « fake news » sont une potion mortelle. Elles ne se contentent pas d'être fausses, elles sapent l'effectivité même de cette norme qu'est la vérité. En effet, leur généralisation instille le poison de l'hypercritique et du révisionnisme : là où, parce qu'il est rationnel de le faire, il serait absolument requis de donner notre assentiment, nous voici conduits à nous méfier.
4. Relatif à une critique excessive et minutieuse, souvent pointilleuse ou négative.
En lisant l'ouvrage de M. R. de Boyer de Sainte-Suzanne sur Alfred Loisy entre la foi et l'incroyance, préfacé par Henri Goutier, je me souviens de cette conversation, où j'avais senti chez M. Loisy un partage crucifiant entre un coeur demeuré d'Église et son esprit hypercritique et radical. À la fin de sa vie, le credo lui semblait le symbole de la foi humaine. Il mettait Humanité là où jadis il lisait Christ.