2. Étude sans complaisance qu'un écrivain fait de lui-même, de son physique et de son caractère, de sa personnalité ; tendance, disposition à parler de soi-même.
Moi, j'ai un heureux naturel, ? que l'on me pardonne si je fais un abus de l'égotisme dans ce récit, car il est rare que la personnalité d'un auteur ne se mêle pas à ce qu'il raconte ? voir Hugo, Dumas, Lamartine et tant d'autres.
(Jules Verne, Claudius Bombarnac, Claudius_Bombarnac/4, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
On peut reprocher de l'égotisme à la forme que j'ai adoptée. On permet à un voyageur de dire : « J'étais à New-York, de là je m'embarquai pour L'Amérique du sud, je remontai jusqu'à Santa-Fé-de-Bogota. Les cousins et les moustiques me désolèrent pendant la route, et je fus privé, pendant trois jours, de l'usage de l'oeil droit. » On n'accuse point ce voyageur d'aimer à parler de soi ; on lui pardonne tous ces je et tous ces moi, parce que c'est la manière la plus claire et la plus intéressante de raconter ce qu'il a vu.
(Stendhal, De l'Amour, 1re préface de 1826,)
3. Exercice introspectif poussé, caractérisé par l'analyse détaillée qu'un auteur fait de sa propre existence, de ses traits physiques et moraux. Manifestation d'une propension à centrer le discours sur soi.
Moi, j'ai un heureux naturel, ? que l'on me pardonne si je fais un abus de l'égotisme dans ce récit, car il est rare que la personnalité d'un auteur ne se mêle pas à ce qu'il raconte ? voir Hugo, Dumas, Lamartine et tant d'autres.