1. Dans le blog consacré à « l'âge d'or du cinéma français », il est écrit ceci : « Après son second film et premier chef-d'oeuvre, Jéricho ( 1945 ) , Henri Calef poursuit sa représentation sur grand écran de la société française de l'après-guerre, avec pour cadre historique une autre époque de quasi guerre civile, la fin de la Révolution Française. Les Chouans, adapté du roman de Honoré de Balzac, est plus un film contemporain qu'historique, et montre par la métaphore l'affrontement entre la légitimité et la contestation, à cette différence que la fin du XVIIIe siècle était plus floue : les royalistes peuvent se targuer d'être les représentants de la tradition comme de la contestation, autant que les républicains légitimes dans leur nouveau régime et révolutionnaires dans l'Histoire de France. Comme dans Jericho, Calef s'éloigne des carcans du tout noir ou tout blanc, nuance sa vision, à l'image de cette rencontre entre les chefs de la révolte royaliste et les meneurs des représailles républicaines, qui se disent chacun servir leurs idéaux, quitte à se faire la guerre. En cela, toutes les séquences politiques sont parfaites, comme autant de rappels à l'ambiance nauséabonde de l'épuration des années 1944-1947. [ ?] Les attentistes ne sont pas non plus oubliés, symbolisés par ce patron d'auberge qui se déclare ni d'un bord, ni de l'autre. [ ?] Henri Calef se garde bien de juger ses personnages et ne prend parti pour aucun camp, y compris pour son héros romantique à qui l'on peut reprocher sa faiblesse ou admirer sa raison. [ ?] Si l'histoire minaude un peu, on se raccroche à l'intrigue grâce à l'épatant casting : outre un Jean Marais en pleine possession de ses moyens, ténébreux et passionné, on retrouve Madeleine Robinson en chef exaltée de la révolte royaliste, Madeleine Lebeau en républicaine dont le coeur balance ? un personnage bien plat mis en valeur par sa beauté ?, et des seconds rôles efficaces : Jean Brochard en chouan acariâtre, Louis Seigner en ecclésiastique guerrier, Paul Amiot en aristocrate, Léo Lapara en paysan, Howard Vernon en capitaine républicain tombé dans une embuscade. Un savoureux duo se distingue dans le camp des bleus : Pierre Dux, fougueux officier républicain aux ordres du mystérieux et sarcastique Marcel Herrand, inquiétant au possible, mais tempéré par une volonté d'épargner le sang des français. »
2. Personnage sans scrupules, Kirila Petrovic ( Gino Cervi ) a assassiné Doubrovsky, officier de la garde du tsar, et s'est approprié ses biens. Vladimir Doubrovsky ( Rossano Brazzi ) , le fils de l'officier assassiné, revient sur les terres de son père pour affronter Petrovic. Il parvient à s'introduire dans le château de son ennemi et y rencontre Macha ( Irasema Dilian ) , la fille de Petrovic dont il tombe amoureux. Il va cependant poursuivre son combat contre l'assassin de son père sous le nom de prince Noir?
3. Une rivalité amoureuse s'installe entre des mineurs. En résulte une bagarre au fond de la mine, où une lampe se brise, provoquant un coup de grisou ...
4. Dans une auberge, des voyageurs se font mystérieusement assassinés la nuit.