1. (Argot) Prison (car on y est nourri et logé).
2. Maison où l'on trouve la table et le lit en payant.
Il n'est point pressé de conquérir les sommets. Si le temps menace, il n'attend pas l'averse, il redescend à l'auberge où il se met à la chotte. (La Semaine littéraire, 1908, vol.16, p.254)
Voilà, se dit le gentilhomme, une auberge qui s'annonce bien, et l'hôte qui la tient doit être, sur mon âme, un ingénieux compère. (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. IV)
[?], puis sous prétexte de prendre conseil, se dirigea vers l'auberge où il fit venir une première chopine suivie de plusieurs autres. (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
Ou bien, j'aborde dans un des petits ports de la côte, à Meschers, à Talmont, à Saint-Seurin, et je vais m'attabler au fond d'une auberge, devant un quignon de pain, un morceau de fromage et une bouteille de l'honnête vin blanc du pays. (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
3. Une auberge est un établissement d'hébergement touristique de type hôtelier, qui propose aux voyageurs et aux touristes un logement temporaire, une chambre d'hôtel, contre paiement. L'aubergiste, parfois appelé « albergeur », est la personne qui tient l'établissement.