Il s'agit donc selon toute vraisemblance, d'une formation médiévale en Mont- suivi d'un toponyme antérieur gaulois ou gallo-romain, conservé dans la nouvelle formation toponymique médiévale comme cela arrive souvent [ 53]. Albert Dauzat assimile l'élément -luçon à Luçon ( Vendée ) ( Lucionnum au XIe siècle ) qu'il considère comme un nom de personne latin Luccius ou Lussius, suivi du suffixe -o / -onem [ 54], [ 55]. Ce suffixe, écrit conventionnellement -ÓNE, est d'origine gauloise ou latine et dénote généralement une présence vague ( faune, flore, propriété, etc. ) [ 56]. Selon Xavier Delamarre, ce nom de personne latin pourrait cacher un nom de personne gaulois basé sur l'élément luco-, loco- « loup ou lynx ? », en raison de la grande popularité en Gaule des anthroponymes Lucus, Lucius, Lucco, Lucceius, etc [ 57]. Par ailleurs, l'emploi de cet anthroponyme chez les Gaulois se vérifie même dans une inscription rédigée en langue gauloise : le plomb de Chamalières près de Clermont-Ferrand. Le nom apparaît dans la phrase : « lopites snIeððdic sos brixtia anderon c lucion floron nigrinon adgarion aemilI on paterin claudIon legitumon caelion ». Le c est pour Caion ( prénom ) , Lucion ( gentilice ) , Floron Nigrinon ( cognomen ) et adgarion ( épithète gaulois ) [ 58].