1. D'une manière silencieuse; en silence.
Le Père Directeur, qui était venu me rejoindre dans mon bureau de l'hôpital , ne me répondit rien et continua à tirer silencieusement sur son long fume-cigare.
(Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, p.31)
Les uns allaient rendre leurs armes ; d'autres, qui les avaient abandonnées déjà, marchaient silencieusement, les mains ballantes.
(Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, p.451, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie)
Dans ces murailles, les murmures, les lamentations, les appels à la justice et les cris de la souffrance meurent tous silencieusement.
(Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
Afin que, retraçant aux jeunes gens le souvenir des hommes illustres, ils invitassent silencieusement à les imiter,
(Anne Staël-Holstein, Corinne, V, 1.)
2. (Figuré) Sans faire parler de soi.
Naguère l'artiste rebuté par la stupidité de la foule se repliait dans sa coquille, oeuvrait silencieusement, en garde contre le pompiérisme odieux de son époque, attendant son heure qui sonnait toujours trop tard.
(Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, p. 133)
3. De façon à ne produire aucun bruit; sans émettre de son.
Dans ces murailles, les murmures, les lamentations, les appels à la justice et les cris de la souffrance meurent tous silencieusement.
4. En agissant discrètement, sans attirer l'attention publique.
Naguère l'artiste rebuté par la stupidité de la foule se repliait dans sa coquille, oeuvrait silencieusement, en garde contre le pompiérisme odieux de son époque, attendant son heure qui sonnait toujours trop tard.