1. Étude chronologique d'une science ou d'un fait social particulier.
Le travail de Nathalie Jas touche à l'histoire des empoisonnements en milieu professionnel et à domicile, ainsi qu'à l'histoire de la phytopharmacie et de la phytopathologie.
(Christophe Bonneuil, Gilles Denis & Jean-Luc Mayaud, Sciences, chercheurs et agriculture: Pour une histoire de la recherche agronomique, 2008, p.30)
Les catholiques ne se sont jamais découragés au milieu des épreuves les plus dures, parce qu'ils se représentaient l'histoire de l'Église comme étant une suite de batailles engagées entre Satan et la hiérarchie soutenue par le Christ.
(Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
2. Science humaine qui étudie le passé de l'humanité, son évolution. Connaissance des faits que rapportent les historiens. On l'emploie souvent par une sorte de personnification, et s'écrit alors Histoire.
Leçons d'histoire.
La philosophie de l'histoire.
En 1808, Napoléon, [?], voulu nous remettre à notre rang! [?]. Au mépris de la géographie et de l'histoire, sans consulter les populations et même contre leur gré, contre leurs intérêts, contre leurs désirs, l'autocrate dessina ce département mosaïque.
(Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
Professeur d'histoire.
Quelqu'un aurait dit aux parents du gamin : « C'est bien fait pour vous ! Si vous l'aviez mis à l'école des Frères, on lui aurait fait apprendre son catéchisme, au lieu de lui faire perdre son temps à apprendre l'histoire et la géographie de la France ».
(Émile Thirion, La Politique au village, p. 325, Fischbacher, 1896)
Les leçons, les enseignements de l'histoire.
Peintre d'histoire, celui qui s'attache à représenter des sujets, ou historiques, ou fabuleux, ou imaginés, par opposition aux peintres de portraits ou de paysages, de fleurs, etc.
3. Suite des états par lesquels est passé un peuple ou un individu.
En général, les intellectuels arabes musulmans, y compris ceux de gauche, ne sont pas parvenus à rappeler à leur public que la laïcité en politique était à l'ordre du jour dans l'histoire islamique après Mahomet ou après ses prophéties, contrairement aux mythes de l'historiographie islamique.
(Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L'Islam et l'État, 1987, traduction d'Odette Guitard, 1992, p.109)
Ne craignons pas de répéter qu'il faut que les faits de l'histoire s'épurent dans la nuit des temps ; mis au jour à l'époque où ils se sont passés, ils ne seront jamais fidèles ; celui qui écrit l'histoire d'un siècle dans le siècle même où sont arrivés les événements qu'il raconte, a nécessairement, ou les vertus ou les vices de son siècle, et c'est alors la propre histoire de son coeur qu'il nous donne à la place de ses héros ; il a dépeint ceux-ci ou comme il voulait qu'ils fussent, ou comme il craint qu'ils ne soient, et voilà la partialité nécessairement établie.
(D.A.F. de Sade, Histoire secrète d'Isabelle de Bavière Reine de France)
Viennent ensuite les historiens qui considèrent que leur premier devoir, c'est de détruire les légendes, et de rétablir la vérité. Il est certain que, sans eux, l'histoire des peuples ne serait qu'un vaste poème, où les faits agrandis et dramatisés par l'imagination des foules, grandement embellis ou inventés par les flatteurs des rois, brilleraient, couleur d'or et de sang, dans une lumineuse brume.
(Marcel Pagnol, Le Secret du Masque de Fer, 1968)
Depuis sa conquête par César et jusqu'à la fin du Ve siècle, la Gaule n'a été qu'une terre romaine, entièrement latinisée et son histoire se confond avec celle de Rome.
(Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
Toute l'histoire classique est dominée par la guerre conçue héroïquement ; les institutions des républiques grecques eurent, à l'origine, pour base l'organisation d'armées de citoyens ; [?].
(Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.231)
Tout se tient dans l'histoire, et l'on ne peut s'arrêter en chemin; il faut suivre le mouvement et le flot des âges, il faut aborder avec eux.
(Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)