1. (Religion) (Liturgie catholique)? voir Assomption.
2. (Par analogie) (Rare) (Soutenu) Montée, élévation.
Extraordinaire retour et assomption de l'hérésie, par le détour d'une rhétorique qu'elle a créée contre l'Église, et que l'Église lui reprend par ses saints.
(Denis de Rougemont, L'Amour et l'Occident, édition de 1946)
3. (Logique) Seconde proposition d'un syllogisme (mineure).
4. (Logique) Dans le stoïcisme, notion de base que l'on considère comme étant valide d'avance.
5. (Didactique) Action d'assumer, de prendre en charge à son compte.
6. (Philosophie) Acceptation de ce que l'on est, ce que l'on désire (dans l'existentialisme).
7. (Religion catholique) Action d'assumer sa nature humaine (Incarnation de Jésus) ? (Saint Augustin, épître 139)
traduit par « le temps où il devait être enlevé » (Bible de Jérusalem) et « le temps de sa montée » (Chouraqui)
(Christianisme) Action d'être emporté au Ciel
(Vulgate ; Saint Luc : 9,51, qui se réfère à l'Ascension du Christ)
8. Action de prendre en charge, d'accepter ou de s'engager personnellement dans une responsabilité ou une croyance.
Nous posons, en outre, que l'assomption du risque n'est pas une activité productive par elle-même ; c'est le risque surmonté, éliminé, qui permet un accroissement des valeurs ajoutées dans la firme et du produit réel dans l'économie nationale.
9. (Religion) Élévation d'une personne au Ciel sans passer par la mort physique. Spécifiquement utilisée pour la Vierge Marie.
La plus belle harmonie de couleurs, avec la Descente de croix, c'est peut-être le tableau du maître-autel, l'assomption, si harmonieux, si bien fondu, si éclatant et pourtant si doux, d'une lumière attendrissante, suave et tendre à faire pleurer.
10. (Logique) Proposition mineure d'un syllogisme; hypothèse préalable considérée comme valide sans preuve.
Les Stoïciens appelaient ces principes (originairement contenus dans l'âme) notions communes, prolepses, c'est-à-dire des assomptions fondamentales ou ce qu'on prend pour accordé par avance.