2. (Cartes à jouer) Carte à jouer d'une valeur parfois minimale, le plus souvent maximale.
Si deux joueurs abattent un brelan, celui de la valeur la plus haute l'emporte. Celui toutefois, qui a la chance d'obtenir un brelan de Valets, dénommé le favori, l'emporte sur tous les autres brelans, même ceux des As, des Rois ou des Dames.
(Frans Gerver, Le guide Marabout de Tous les Jeux de Cartes, Verviers : Gérard & C°, 1966, p.89)
Cette fois, le gentilhomme n'avait pas tourné un roi, mais le sept de trèfle. J'avais deux coeurs et trois atouts : le roi et l'as de coeur, l'as, le dix, et le neuf de trèfle.
(Gaston Leroux, L'Homme qui a vu le diable, 1908)
3. (Familier) Personne qui a une supériorité incontestée dans une science, un art, un métier ou un sport.
Le coureur de jupons ne sait plus se tenir : En sa ligne de mire, une femme, messires ! Courant comme un heureux vers sa douce conquête On le soupçonne d'être un as de la quéquette ! Un mythe qui pourrait bien vite s'écrouler [?].
(Cassiopée M.D., Profilage (Portraits professionnels): Sociologie du monde du travail, Mon Petit Éditeur, 2013, p.26)
Abasourdis, ils ne comprenaient rien. Ce n'étaient pas des as de l'interprétation.
(Emmanuel Carrère, Le Royaume, 2014, p. 533)
Cette démonstration unique dans les annales sera complétée par des exhibitions acrobatiques des deux as de la Djiquitovka, Serge et Michel Pakhomoff, rois de la haute voltige à cheval.
(J.-C. Vuilleumier, « XVIe Concours hippique de Tramelan », dans L'Impartial, jeudi 28 juillet 1977, p. 13)
Il s'agit de se tenir à l'affût des affaires, de les suivre de près, de constituer des dossiers sur chacun des as de la finance tripatouillarde, d'étudier leurs faiblesses et même leurs vices.
(Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, pp. 183-184)
La fourgue ? T'as parlé de la fourgue ? Eh bien, vise. Le gros qui rentre, c'est Ferdinand [?] Il t'achète tout et le bazarde. C'est un as dans son genre.
(Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)