1. Faire le fier.
Il se pavane dans sa nouvelle dignité.
2. (Ironique) Montrer avec ostentation.
L'après-midi ces dames et demoiselles parées de leurs plus beaux atours se pavanaient en grappes serrées tout le long de la rue centrale (seule rue large) en jacassant et grignotant des pépons de courges et pastèques grillées et salées.
(Aurore Lebouteux, Regards sur le passé, La Pensée universelle, 1973, p. 19)
Joseph, le valet de chambre, entra, présenta à son maître un plateau de vieux laque japonais, au centre duquel une carte de visite se pavanait.
(Octave Mirbeau, Contes cruels : Gavinard)
3. Marcher d'une manière fière, superbe, comme un paon qui fait la roue. Se tenir droit et marcher royalement.
Le général dont elle habite l'esprit est un vieux beau, qui se pavane volontiers en quête de fortune.
(Out-el-Kouloub, « Nazira », dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940)
4. Adopter une démarche ou une attitude empreinte de fierté excessive, rappelant celle d'un paon déployant ses plumes.
Le général dont elle habite l'esprit est un vieux beau, qui se pavane volontiers en quête de fortune.
5. Afficher avec ostentation son avantage ou sa supériorité dans le but d'impressionner.
« M'expliqueras-tu pourquoi il n'a pas remis l'argent à Marie-Jeanne ? Pourquoi il s'est sauvé, comme s'il avait volé ces 300 000 francs, au lieu d'en avoir fait cadeau à son copain ? - Parce qu'il était honteux. - Il me semblerait plus normal qu'il se fût pavané. » (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, page 243)
6. (Usage ironique) Exposer quelque chose avec vanité et de manière ostensible.
Joseph, le valet de chambre, entra, présenta à son maître un plateau de vieux laque japonais, au centre duquel une carte de visite se pavanait.