1. (Vieilli) Garnir d'un plastron ou de quelque chose qui en tient lieu.
Avant de s'aller battre en duel, il s'était plastronné.
2. (Figuré) Prendre des poses avantageuses, se rengorger.
Peur, curieux comme ce mot revient souvent dans les confidences des hommes quand ils se racontent au lieu de plastronner. (Christiane Collange, Ça va les hommes ?, 1980)
Après l'émotion, on plastronne : on les a presque vus ! Si on était allé cent mètres plus loin, on se butait dans eux, cré vains dieux ! (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, p. 180)
3. (Vieilli) Orner d'un plastron ou de son équivalent.
4. (Figuré) Adopter une attitude prétentieuse ou se vanter.
Je m'inclinai, sans rien dire. Je n'étais pas d'humeur à plastronner devant elle. Je m'assis sur ma couchette et affectai d'ignorer sa présence. - Maurice Dekobra, La Madone des sleepings