1. (France) (Argot scolaire) Dans les lycées français, deuxième année de classe préparatoire littéraire aux concours des ENS et aux grandes écoles.
Devant moi un homme à petites lunettes de fer, le visage austère et impassible, qui me ramène en khâgne. Le colleur de philo. Voilà, j'étais devant le Commandeur et il m'interrogeait.
(Marie de Gandt, Sous la plume. Petite exploration du pouvoir politique, Paris, Éditions Robert Laffont, 2013, p. 92)
2. Mauvais chien.
Un chasseur exposa un griffon ; qu'était ce griffon ? il passait les perdrix disséminées [?] la moindre chaleur le mettait sur les dents ! ce n'était plus qu'une belle cagne.
(Carteron, ib. p. 38.)
Dans la bonté des chiens il y a des bizarreries inouïes ; les disgraciés sont quelquefois les intelligents ; et, dans la même portée, il y a trois cagnes pour un bon chien.
(Carteron, Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 39, Hetzel, 1866.)
3. Chienne, femme méprisée.
C'est une vraie cagne.
4. En argot scolaire, khâgne est le surnom qui fut donné au XIXe siècle en raillerie à ces classes préparatoires, par les élèves préparant les écoles militaires. Le terme désigne plus précisément la seconde année qui était autrefois la seule qui existait (officiellement « première supérieure »). La première année (officiellement « lettres supérieures »), qui s'est intercalée entre la terminale et la première supérieure, fut baptisée hypokhâgne (du grec hypo, « en dessous »).
5. (France) Classe préparatoire littéraire de deuxième année destinée à préparer aux concours d'entrée des Écoles Normales Supérieures (ENS) et autres grandes écoles.
La khâgne vit comme une société fermée, hiérarchisée, avec ses rites, son hymne, son langage, ses fétiches, son initiation. Le respect est dû aux anciens qui redoublent ou qui triplent ? les kharrés et les khubes, sans parler des rares « archikhubes » qui ont réussi à « intégrer » l'École.
6. Khâgne : Classe préparatoire aux grandes écoles littéraires en France, généralement destinée aux étudiants souhaitant intégrer des établissements prestigieux tels que l'École Normale Supérieure. Elle est axée sur l'étude approfondie de la littérature, de la philosophie, des langues et des sciences humaines.
Après avoir terminé sa première année de licence, il a décidé de s'inscrire en Khâgne pour approfondir ses connaissances en lettres.
Les élèves de Khâgne passent souvent des heures à préparer leurs concours d'entrée aux grandes écoles.
La Khâgne est réputée pour son exigence académique et son rythme de travail soutenu.
7. Variante de khâgne.
8. Chien de mauvaise qualité, inapte à la chasse.
Un chasseur exposa un griffon ; qu'était ce griffon ? il passait les perdrix disséminées [...] la moindre chaleur le mettait sur les dents ! ce n'était plus qu'une belle cagne.
9. Paresse, inclination à l'inactivité.
Et si l'on me demande quelle fut mon attitude sur la Côte lorsque les libraires m'apprirent qu'ils possédaient des marchandises suspectes, je répondrai que j'avais la cagne. La cagne est une maladie toulonnaise. [...] La cagne, c'est la flemme, le farniente italien.
10. Variante orthographique de « khâgne », désignant une classe préparatoire littéraire en France.