1. Variante de khâgneux.
2. Qui a les pieds tournés vers l'intérieur en parlant des animaux, notamment des chevaux.
Ce cheval est cagneux mais il a bon caractère.
3. (France) Elève de khâgne, classe préparatoire littéraire aux Écoles normales supérieures.
Les khâgneux vont bientôt passer les concours.
4. (Média) (Péjoratif) Qui traite de plusieurs sujets sans les maîtriser, en parlant de journalistes.
5. (En particulier) Tournés en dedans en parlant des genoux, des jambes.
Lui, l'enfant unique et choyé, il avait bien ri au départ de cette fillette aux genoux cagneux, tirant sur sa jupe pour voiler la quasi maigreur de ses jambes de jeune pouliche. (Laure Angélis, Ondine, Éditions Pierre Téqui, 1998, page 54)
6. Variante de khâgneux.
Cochons !? cria Bruhl. Augustin fit un haut-le-corps. Mais l'exclamation, où rien n'indiquait le pluriel, s'adressait aux « taupins », dont une équipe, pour flétrir les fréquentations « cagneuses » de Largilier, venait de lancer contre eux un ballon de foot-ball qui atteignit Zeller. (Joseph Malègue, Augustin ou le Maître est là, 1933, Éditions SPES, Paris, 1947, p. 159)
7. Personne cagneuse.
On n'y voyait que bossus, borgnes, berlous, autrement dit gognats ou bigles, aveugles, manchots, bancals, bancroches, boiteux, tortus, cagneux, culs-de-jatte. (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874?))
8. Qui a les jambes tournées en dedans, rapprochées au niveau des genoux et écartées au niveau des pieds.
Le convoqué entra, voûté, cagneux, puant le bouc. (Vladimir Volkoff, Les Faux Tsars, L'Âge d'homme, 1992, page 386)
9. Se dit des membres inférieurs, notamment les jambes et les genoux, qui présentent une courbure vers l'intérieur, entraînant un écartement des pieds.
Le convoqué entra, voûté, cagneux, puant le bouc. - Vladimir Volkoff, Les Faux Tsars
10. Qualifie également la démarche d'animaux dont les pieds sont orientés vers l'intérieur.
11. Relatif à un élève de classes préparatoires littéraires, notamment en France.
Cochons !... cria Bruhl. Augustin fit un haut-le-corps. Mais l'exclamation, où rien n'indiquait le pluriel, s'adressait aux « taupins », dont une équipe, pour flétrir les fréquentations « cagneuses » de Largilier, venait de lancer contre eux un ballon de foot-ball qui atteignit Zeller. - Joseph Malègue, Augustin ou le Maître est là
12. Se dit d'une personne qui est ou a été élève en classe préparatoire littéraire, spécifiquement en deuxième année de khâgne.
13. Qualifie une personne ayant des jambes arquées ou déformées, entraînant une démarche irrégulière.
On n'y voyait que bossus, borgnes, berlous, autrement dit gognats ou bigles, aveugles, manchots, bancals, bancroches, boiteux, tortus, cagneux, culs-de-jatte. - Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué »
14. (France) Étudiant en deuxième année de classe préparatoire aux grandes écoles dans la filière littéraire, communément appelée khâgne.
On sait que les familles Rousseau et Jarry, lavaloises toutes deux, étaient liées de longue date quand le jeune Alfred, khâgneux du lycée Henry-IV, polygraphe génial, entra dans le champ magnétique d'un peintre qui avait l'âge de son père.
- Stéphane Guégan, Le pinceau et la plume