1. (Architecture) Dispositif destiné à protéger les piles d'un pont des corps flottants.
2. (Marine) Sorte de digue faite avec de grands pieux plantés dans une rivière, dans un chenal, pour en fermer l'entrée, ou pour en détourner le cours, ou pour protéger les bateaux contre les débâcles.
Les flancs chatouillés par un clapotis égrillard, la petite pirogue, le cayuco d'acajou, se dandinait le long d'une fragile estacade à l'extrémité de laquelle s'élevait une sorte de guérite intime.
(Jacques Perret, Ernest le rebelle)
[?] et déjà nous accostions à l'estacade du bois de la Chaise, un bois de pins tristes et d'yeuses superbes, aux troncs tordus, au feuillage presque noir.
(Octave Mirbeau, Notes de voyage, dans La vache tachetée, 1918)
L'estacade, étageant ses madriers, ses contreforts de cathédrale gothique, et le pont de Constantine, léger, se balançant comme une dentelle sous les pieds des passants.
(Émile Zola, La Curée, 1871)
3. Plate-forme qui, dans une gare de chemin de fer, facilite le chargement du combustible sur une locomotive.
4. (Chemin de fer) Plate-forme à partir de laquelle on chargeait le combustible des locomotives à vapeur.
5. (Marine) Barrière flottante formée d'un ensemble de radeaux, de câbles, de dromes ou de chaînes, destinée à bloquer l'entrée d'un port, ou d'une rade.
6. Dans le domaine du génie civil, une estacade ou jetée à claire-voie est un ouvrage assimilé aux ponts ou aux viaducs dont la caractéristique principale est d'être long et relativement bas.
7. La chaîne de port , estacade ou autre variante est un obstacle tendu à travers une voie d'eau navigable pour maîtriser la navigation ou la bloquer . Elle pouvait être une installation militaire visant à interdire l'accès d'un lieu aux navires ennemis ; le filet anti-sous-marin en est un exemple moderne. Elle pouvait aussi servir, surtout sur les fleuves et rivières, à obliger les bâtiments de passage à acquitter un péage ou à prévenir la propagation de pestes au XVIIe siècle , .