1. (Armement) Épée longue et fine, à coquille hémisphérique.
À mesure que sa rapière trouait une poitrine et que le sang tiède éclaboussait ses mains et son visage, lui, l'oeil dilaté, les narines ouvertes, les dents serrées, regagnait le terrain perdu et se rapprochait de la maison assiégée. (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. IX)
2. La rapière est une épée longue et fine, à la garde élaborée, à la lame flexible, destinée essentiellement aux coups d'estoc. La rapière, même si elle n'est pas faite pour trancher un homme en deux, est affûtée, et peut causer de sérieuses entailles si un coup à la volée atteint l'adversaire. Seules les épées de cour ( et certaines grandes épées de guerre du XVe ou XVIe siècle ) ont des lames uniquement destinées à l'estoc, lames qui sont d'ailleurs de section ronde, carrée, triangulaire ou de toute autre forme qui la prive de tranchant.
3. Le Rapier est un système de défense sol-air développé par British Aircraft Corporation (actuellement MBDA) pour le compte de la British Army et de la Royal Air Force.
4. (Armement) Arme blanche à lame longue et étroite, munie d'une garde de forme filiforme ou hémisphérique.
René voulait bien porter une rapière..., fût-ce même celle qu'on nommait alors '' la massacroire '', mais il ne voulait pas s'en servir. C'était le petit clerc le plus doux, le plus timide qui se fût. - Roger de Beauvoir, René-le-Tueur
5. (Héraldique) Figure représentant cette épée dans les armoiries, caractérisée par sa lame fine et souvent associée à la noblesse espagnole.
6. (Argot) Terme désignant un couteau utilisé comme arme.
La rapière, c'était son point fort, au Riton. - Albert Simonin, Touchez pas au grisbi !