1. (Histoire) Un titre de charge.
Premier gentilhomme de la chambre. Gentilhomme ordinaire. Gentilhomme servant.
2. (Figuré) Homme qui, sans être noble de naissance, a des sentiments, des manières nobles.
Nous sommes deux gentilshommes, dit-il en donnant à ce mot l'acception du mot anglais gentleman, et nous pouvons nous entendre. (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, La Femme de trente ans/Chapitre 1, Paris, La Femme de trente ans ; Page:?uvres complètes de H. de Balzac, III.djvu/47)
Il ressemblait bien plutôt à un gentilhomme en visite chez des voisins de campagne qu'à un prisonnier sur le point d'être fusillé, il ne semblait pas se soucier le moins du monde du péril qu'il courait ; [?]. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l'Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
3. (Histoire) Homme noble qui s'attachait à un prince.
Autour de Monsieur se groupaient quelques gentilshommes, factieux, avides, remuants, qui ne pouvaient grandir et s'enrichir que par le désordre. Le duc d'Orléans était leur garant, leur pavillon, leur espoir. (Auguste Bailly, Mazarin, Fayard, 1935, p.104)
Le trisaïeul de son trisaïeul était l'égal, le compagnon, le pair du roi; à ce titre il est lui-même d'une classe privilégiée, celle des gentilshommes; aussi ce n'est pas par intérêt qu'il sert les princes; il met son honneur à leur être dévoué. (Hippolyte Taine, Philosophie de l'art, Germer Baillière, Paris, 1865, p. 134)
4. Celui qui est de naissance noble.
Mais sa popularité ne survit pas à son mariage avec Marina, Polonaise et catholique, qui amène à la Cour une suite de gentilshommes de son pays dont l'attitude conquérante irrite les Moscovites. (Albert Mousset, Histoire de Russie, 1945)
Les prêtres s'entendent à merveille pour procurer de riches dots aux nobles appauvris, au point qu'on a pu accuser l'Église de considérer le mariage comme un accouplement de gentilshommes vivant en marlous et de bourgeoises réduites au rôle de marmites. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.340)
Durant toute la période historique, ces deux classes nettement déterminées, ? gentilshommes et roturiers, ? agirent et réagirent l'une contre l'autre, [?]. (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
À l'oeuvre donc, Brian de Bois-Guilbert ! et, mort ou vivant, vous verrez aujourd'hui Maurice de Bracy se comporter en gentilhomme de haute valeur et de noble lignage ! (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
5. La qualification de gentilhomme (en anglais : gentleman, francisation tardive due à l'admiration portée sur les gentilshommes français), portée en France jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, était une dénomination réservée aux hommes légitimement nobles, c'est-à-dire noble d'extraction à la différence de l'anobli par charge ou par lettres patentes du roi, lequel est noble sans être gentilhomme mais il communique la noblesse à ses enfants, lesquels deviennent gentilshommes. Ils possédaient alors la « gentillesse », c'est-à-dire la noblesse légale. Le hobereau était un gentilhomme de petite noblesse qui vivait sur ses terres.
6. La qualification de gentilhomme, provient en 1050 de « gentil hom » au sens d'« homme généraux » et prenant, en 1549 le sens d'« homme noble » attaché à la personne du roi et portée en France jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, était une dénomination réservée aux hommes légitimement nobles, c'est-à-dire nobles d'extraction à la différence de l'anobli par charge ou par lettres patentes du roi, lequel était noble sans être gentilhomme mais communiquait la noblesse à ses enfants, lesquels devenaient gentilshommes. Ils possédaient alors la « gentillesse », c'est-à-dire la noblesse légale. Le hobereau était un gentilhomme de petite noblesse qui vivait sur ses terres.
7. Un gentilhomme (au féminin : gente dame) désignait en France un homme noble de naissance, à la différence de celui qui était anobli.