1. (Par extension) Aristocrate qui dirige un fief ; propriétaire d'un manoir.
Les réformes de Henry II, en affaiblissant les nobles, les avaient rapprochés de leurs tenants. Entre le manoir et le village, les conflits devenaient plus rares. (André Maurois, Histoire d'Angleterre, A. Fayard & Cie, 1937, p.158)
2. Petit château ; petite maison ancienne, de style, surtout à la campagne.
Combien durent être rapportées sous le toit natal et redites au foyer rustique ou sous la cheminée du manoir, qui avaient été contées la première fois au désert, sous les tentes, près des fontaines ! (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française dans ses rapports avec les littératures étrangères au Moyen Âge, Revue des Deux Mondes, 1833, tome 1)
Front-de-Boeuf, répliqua Jean, est plutôt homme à avaler trois manoirs comme celui d'Ivanhoé que d'en dégorger un seul. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
3. Un manoir est avant tout le siège d'un domaine territorial d'origine seigneuriale. Il est la résidence ou la demeure d'un seigneur (personnage qui fait partie de la noblesse), son logis seigneurial. La maison forte (manoir fortifié) n'est ni plus ni moins qu'un manoir qui arbore des éléments défensifs (fossé, plate-forme ou talus) à la différence de la « maison manoriale » (manoir non fortifié).
4. Un manoir est avant tout le siège d'un domaine territorial d'origine seigneuriale. Il est la résidence ou la demeure d'un seigneur, son logis seigneurial. La maison forte (manoir fortifié) n'est ni plus ni moins qu'un manoir qui arbore des éléments défensifs (fossé, plate-forme ou talus) à la différence de la « maison manoriale » (manoir non fortifié).
5. Par extension, les termes de logis, manoir, ou grande maison désignèrent par la suite l'habitation du maître d'une ferme fortifiée (parfois isolée), comme les logis du XIIe siècle qu'il est possible de trouver encore, notamment en Allemagne, en Angleterre, en France ou en Espagne.
6. Un manoir est avant tout le siège d'un domaine territorial d'origine seigneuriale. En France, c'est un terme utilisé essentiellement en Bretagne et en Normandie. Il existe des mots appropriés dans les autres provinces (gentilhommière, château, bastide, etc.). C'est la résidence ou la demeure d'un noble, son logis seigneurial. La maison forte (manoir fortifié) n'est ni plus ni moins qu'un manoir qui arbore des éléments défensifs (fossé, plate-forme ou talus) à la différence de la « maison manoriale » (manoir non fortifié).
7. Une maison de campagne ou plus rarement manoir (en néerlandais : buitenplaats , littéralement « place à l'extérieur », landhuis ou hofstede ) est une résidence d'été utilisée par la bourgeoisie aux Pays-Bas au XVIIe siècle.
8. (Vieilli) Habitation ou résidence.
L'idée seule du domicile présuppose une attention singulière sur soi-même ; ensuite le choix du lieu, l'art de faire son manoir, de le rendre commode, d'en dérober l'entrée, sont autant d'indices d'un sentiment supérieur. - Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux
9. Bâtisse d'époque ou petite demeure noble située en milieu rural.
Front-de-Boeuf, répliqua Jean, est plutôt homme à avaler trois manoirs comme celui d'Ivanhoé que d'en dégorger un seul. - Walter Scott, Ivanhoé
10. (Historique) Résidence seigneuriale sans fortifications appartenant à un propriétaire terrien qui n'a pas le droit de construire tours et donjon.
11. (Par extension) Seigneur ou aristocrate dirigeant un domaine féodal; désigne également la demeure elle-même.
Les réformes de Henry II, en affaiblissant les nobles, les avaient rapprochés de leurs tenants. Entre le manoir et le village, les conflits devenaient plus rares. - André Maurois, Histoire d'Angleterre