1. Pour une voix, rude, âpre et comme enroué.
Le ? de l'espéranto se prononce en un raclement de gorge rauque.
Les voix se font maintenant plus gutturales et plus rauques.
(Out-el-Kouloub, Nazira, dans ''Trois contes de l'Amour et de la Mort'', 1940)
Il étudia, consciencieusement, la langue rauque et chantante dont, tout de suite, il avait aimé l'accent, dont il avait saisi l'harmonie ?.
(Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
Ces carnassiers se montraient fort agressifs, et, réunis par bandes autour du fort, ils remplissaient l'air de leurs rauques aboiements.
(Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
4. État de celui qui est enroué.
Un soir, à l'insu du brigadier, sa fille est entrée chez l'instituteur, le sourire aux yeux, les lèvres plus rouges que ces tablettes de sucre écarlate ? des coquelicots ? qu'on suce contre les enrouements.
(Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)