1. (Familier) Frapper sur la tête ou au visage, donner à quelqu'un une ou plusieurs calottes.
J'aurais dû le calotter, oui, n'est-ce pas, l'arrêter là-bas, et ce serait fini. [?]. C'est ainsi, fit le policier. On ne saute pas toujours qui on veut, où l'on veut.
(Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
[?] un temps à dormir sur les deux oreilles, à reprendre du goût pour sa femme, à cesser de calotter les mioches?
(Gabriel Chevallier, Clochemerle)
2. (Argot) Claque.
On était tous l'égal d'notre frangin de mandales.
(Renan Luce, « On n'est pas à une bêtise près », 2009)
Y m'a filé une beigne, j'lui ai filé une mandale.
(Renaud, « Laisse béton », 1977)
3. (Familier) Donner une gifle ou frapper légèrement sur la tête.
[...] un temps à dormir sur les deux oreilles, à reprendre du goût pour sa femme, à cesser de calotter les mioches...
4. (Argotique) S'approprier indûment quelque chose, synonyme de voler.
Lorsqu'ils rencontraient un homme du pays, le père racontait ce qui se passait à Épinal, dans la caserne et dans la chambrée, comme s'il y était allé, lui qui n'y était jamais allé, comme si c'était lui qui en revenait ; et le soldat parlait du blé, du souci qu'on avait eu dans l'année avec le blé, à cause de l'hiver qui ne s'était pas fait. Ils se calottaient leur blé et leur caserne, avec l'air de jouer, de s'amuser à se les voler.