1. D'une manière violente, excessive.
? il était insensé de risquer une aussi colossale partie à l'heure où notre alliée la Russie venait d'être outrageusement battue en Extrême-Orient, [?] (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
Ce monsieur de Cossé seul dérange la fête ; Comment te semble-t-il ? - Outrageusement bête, [?] (Victor Hugo, le Roi s'amuse, I, 2.)
Le curé de campagne qui, ayant été outrageusement volé par ses ouailles [?] (Voltaire, Dict. phil. Enfer.)
Le père Payen fut volé l'autre jour, et battu outrageusement à la tête ; on ne croit pas qu'il en réchappe, [?] (Marquise de Sévigné, 439.)
2. D'une manière outrageuse, avec outrage.
(Figuré) ? Il [un billet] était cacheté d'une épingle qui l'a outrageusement piqué, [?] (Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, Mar. de Figaro, IV, 9.)
L'empereur se mit en colère, et, le chargeant de la perte du dernier combat, lui reprocha outrageusement son peu de conduite ou son peu de coeur, [?] (Esprit Fléchier, Historique de Théod. I, 61.)
L'ayant traité outrageusement le renvoyèrent sans lui rien donner, [?] (Isaac Louis Lemaistre de Sacy, Bible, Évang. St Luc, XX, 11.)
3. De façon à causer une offense grave ou à montrer un manque de respect profond.
L'ayant traité outrageusement le renvoyèrent sans lui rien donner, [...] - Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, Bible
4. De manière excessive ou violente, dépassant largement les limites du raisonnable.
Le père Payen fut volé l'autre jour, et battu outrageusement à la tête ; on ne croit pas qu'il en réchappe, [...] - Marquise de Sévigné, 439.