1. Offenser quelqu'un gravement, pousser sa patience à bout.
Vous l'avez outré. Vous l'avez tellement outré qu'il ne vous le pardonnera jamais.
2. Pousser un cheval au-delà de ses forces.
Mener un cheval si longtemps au galop, c'est l'outrer.
3. (Pronominal) S'offenser gravement.
4. Porter les choses au-delà de la juste raison.
À tour de rôle elles outrèrent le rouge de leurs lèvres, l'orangé de leurs joues, grimacèrent identiquement pour vérifier l'éclat de leurs dents, enfin se ressemblèrent d'une manière banale et frappante. (Colette, Le Toutounier, 1939)
?, et les pointes de ses bottines, outrant la mode ridicule du temps, se relevaient de manière qu'il lui fallait les attacher, non pas à ses genoux, mais à sa ceinture, ?. (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
5. Dépasser les limites de la raison ou de la mesure.
..., et les pointes de ses bottines, outrant la mode ridicule du temps, se relevaient de manière qu'il lui fallait les attacher, non pas à ses genoux, mais à sa ceinture, .... - Walter Scott, Ivanhoé
6. (Fig.) Amplifier outre mesure.
Après les moiteurs incertaines on sait que vont venir des villes belles, Hesdin, Arras, cette beauté du Nord qu'il faut toujours outrer pour convaincre le profane. - Philippe Delerm, Le trottoir au soleil
7. Lèser profondément une personne par des paroles ou des actes.
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| Porter les choses au-delà de la juste raison, exagérer, charger, forcer le trait. [...]
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| Provoquer la colère, l'indignation, pousser à bout. [...]
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