1. Le baihua (chinois simplifié : ??? ; chinois traditionnel : ??? ; pinyin : báihuà wèn ; litt. « écrit vernaculaire ») ou chinois vernaculaire est un style ou registre linguistique de la langue chinoise écrite essentiellement basé sur le mandarin parlé, et associé au mandarin standard. Il convient de ne pas confondre le baihua avec les différentes variétés de chinois aujourd'hui parlées. Depuis le début des années 1920, le baihua est le style d'écriture le plus usité en Chine, succédant au chinois littéraire, l'ancien usage écrit d'expression de la langue chinoise depuis la fin de la dynastie Han, succédant au chinois classique de l'époque de Confucius. Le terme « chinois écrit standard » se réfère dorénavant au baihua (chinois vernaculaire).
2. D'autres variantes vernaculaires du chinois, notamment le cantonais, le shanghaïen et le minnan (dont le taïwanais) (Min Nan), incluent des caractères spécifiques et adaptés, pour écrire d'une façon proche dont les gens parlent. Certaines ont même adopté des romanisations, tranchant une fois pour toutes la liaison avec le chinois littéraire. Contrairement au baihua, ces formes écrites n'ont pas été formalisées et codifiées, et sont utilisées abondamment dans les annonces commerciales et les communications officielles.
3. (Linguistique) Forme écrite du chinois moderne fondée sur le mandarin parlé, utilisée en opposition au chinois classique littéraire, prédominant jusqu'au XIXe siècle.
Jusqu'à l'effondrement de l'Empire en 1911, l'administration, et plus généralement les lettrés avaient recours à une langue écrite archaïque, le wenyan, que la majorité de la population ne comprenait pas et qui n'est pas sans rappeler le latin de nos clercs. Cette langue assurait la pérennité de la domination des sages ou des « honnêtes hommes » (junzi) sur la plèbe (xiaoren). C'est pourquoi une des premières revendications des révolutionnaires du début du XXe siècle fut de substituer le baihua - littéralement la « langue blanche » - au wenyan. - (Jean-Pierre Cabestan, L'administration chinoise après Mao, 1992, ISBN 9782222046332, pages 10-11)