1. Selon la définition des Nations unies (« personne née dans un autre pays que celui où elle réside »), en 2015, l'immigration en France représente 7,85 millions de personnes, soit 11,9 % de la population totale (66,2 millions), dont 5,3 millions (8 %) nées hors d'Europe,. Elle se classe ainsi au cinquième rang mondial pour le nombre d'immigrés, derrière les États-Unis (45,8 millions), la Russie (11), l'Allemagne (9,8) et l'Arabie saoudite (9,1), devant les Émirats arabes unis (7,8) et le Royaume-Uni (7,8). En proportion de la population totale, la France (11,9 %) se situe à un niveau comparable aux autres pays européens : derrière le Luxembourg (43,3 %), la Suisse (24,9 % en 2016) la Suède (15,9 %), l'Irlande (15,9 %), l'Autriche (15,7 %), l'Espagne (13,8 %), le Royaume-Uni (12,4 %), l'Allemagne (11,9 %), mais devant l'Italie (9,4 %).
2. D'aucuns considèrent que l'on ne peut parler d'immigration en France, et donc en faire l'histoire, qu'à partir de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle [u 1], : en effet, la notion d'étranger n'a commencé à être assimilée à une différence de nationalité que progressivement au cours du XIXe siècle ; avant, du fait de la faiblesse des moyens de transport, pour être un étranger il suffisait de venir d'une ville ou village jugé éloigné, c'est-à-dire parfois à quelques dizaines de kilomètres [u 2]. D'autant que, même si le territoire correspondant à l'actuelle France a toujours accueilli de nombreuses migrations, notamment celtiques (IIIe siècle av. J.-C.) et germaniques (IIIe???VIe siècle), il n'y eut pas de mouvement migratoire significatif entre 650 et 1850 en France, à l'exception de quelques peuplements bretons en Armorique (IVe???Ve siècle) et anglo-scandinave en Normandie (IXe???Xe siècle)[réf. nécessaire] [u 3], [u 4].
3. L' immigration en France est l'entrée sur le territoire national de personnes en provenance d'un autre pays qui viennent pour un long séjour ou pour s'installer. Elle se traduit par des flux migratoires et par des franchissements de frontières. Le dénombrement et la caractérisation des différentes catégories de personnes ( immigrants, immigrés, étrangers ) sont établis à l'aide des données recueillies par l'Insee dans le cadre du recensement de la population ou d'études spécifiques récurrentes ou ponctuelles, comme l'études Trajectoires et Origines, organisée conjointement avec l'Ined et de données en provenance du ministère de l'Intérieur, notamment les titres et documents de séjour.