1. Tumulus fait de terre.
2. (Antiquité) Amas de terre ou de pierre, en forme de cône ou de pyramide, que les anciens élevaient au-dessus des sépultures pour servir de tombeau.
Les tombes plates et les tumulus de Pact, Voreppe, Rives, Vernas, Optevoz et Mépieu, le casque des Avenières, l'oppidum de Larina (Hières-sur-Amby) témoignent de cette pénétration. (Franck Abert, ?Yvan Barat, ?Michèle Bois, & al., Carte archéologique de la Gaule, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1994, vol.38, part.1, p.34)
L'aspect actuel d'un monument mégalithique se dressant sur un monticule a donné à Schumacher et Karge la fausse impression que les dolmens furent construits au-dessus des tumulus. (Moshé Stékélis, Les monuments mégalithiques de Palestine, Masson, 1935, p.30)
Ce sont des tertres, des tumulus, au volume très variable, pouvant aller du petit amas de terre qui se distingue à peine du sol jusqu'au monument haut de trente mètres et plus, et couvrant des dizaines d'hectares de superficie. (René Thévenin & Paul Coze, Moeurs et Histoire des Indiens Peaux-Rouges, Payot, 1929, 2e éd., p.18)
Au pied du cap je distinguais deux tumulus, les tombeaux d'Achille et de Patrocle. (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
3. Le mot latin tumulus (au pluriel tumuli) désigne une éminence artificielle, circulaire ou non, recouvrant une sépulture. En haut français, on emploie aussi le mot tombelle.
4. Le mot tumulus provient du latin et a été francisé. Bien que le pluriel latin soit des tumuli, il n'est usité que par les spécialistes et la graphie francisée 'des tumulus' lui est préférée . Il désigne, en archéologie, une éminence artificielle, de forme diverse, recouvrant une sépulture. Il existe des tumulus sur tous les continents où la civilisation humaine s'est développée. Leur architecture et leur période de construction varient selon les civilisations ou cultures qui les ont construits. Au Néolithique, le tumulus est un élément à part entière de l'architecture funéraire mégalithique.