1. (Plus rare) Personne qui est objet d'un tel amour.
Ce qui m'étonne encore davantage, c'est quand je regarde des photos de vous [?], combien vous êtes tout au long de ces années d'exil, la Marilem de mes tendres mais fougueux désirs, et combien vous ressemblez à mon amourette de l'école primaire, qui portait souvent une jupe plissée à carreaux bleus et verts qui faisait mes délices, [?].
(Philippe Jaroussault, Fille des pures consciences, 2011, Mon Petit Éditeur, p.350)
Pour celui de l'automne, le bal du Commencement en octobre, je n'avais pas osé demander à mon amourette de l'époque, Sue Ann, de m'accompagner.
(Philippe Labro, L'Étudiant étranger, 1986, Éditions Gallimard, 2013, chap.18)
2. Amour de pur amusement, sans véritable passion.
Des histoires, des aventures, des flirts, des romances et des liaisons. Des amourettes sans importance et sans lendemain qui, avec du recul, ne semblaient exister qu'au pluriel.
(Ida Junker, Les années fastes, chez l'auteur à Asnières, 2007, p.9)
J'avais vécu enfermée jusqu'alors, cloîtrée avec les Dames de Reims et quand je rentrais chez nous pour les vacances je n'avais pas eu la plus petite amourette.
(Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L'Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 51)
Quant à l'isolement des sexes dont le but est de prévenir les précoces amourettes, souvent charmantes, en tout cas normales, il ne réussit qu'à faire des collèges, couvents, séminaires et pensionnats, des pépinières de pédérastes et de lesbiennes.
(Jean Marestan; L'Éducation Sexuelle; Éditions de la ''Guerre Sociale'', 1910)
Ainsi donc, vous prenez, ma chère madame Mignon, les fantaisies de Modeste, les effets de ses lectures pour des amourettes.
(Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)