Personne adulte et nubile de sexe féminin (par opposition à fille, fillette et femme-enfant).
Une peinture sous verre, fixée sur la façade, représentait une femme appétissante aux yeux noirs qui, frileusement, s'emmitouflait de fourrures. (Francis Carco, L'Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
Telle est la chair des femmes, un abîme où s'engloutir sans recours, et celle des vierges un brasier qui consume l'âme. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
Mais peu avant sa vingtième année, quand de jeune fille elle devint femme et vit s'effiler sous les seins le premier pli charmant de la maturité qui va naître, il lui vint tout à coup des ambitions. (Pierre Louÿs, Aphrodite, Aphrodite. Moeurs Antiques/Livre I/Chapitre I, Mercure de France, Paris, 1896)
Le moindre défaut des femmes qui se sont abandonnées à faire l'amour, c'est de faire l'amour. (La Rochefoucauld, Maximes, 1664)
Une femme qu'on aime suffit rarement à tous nos besoins et on la trompe avec une femme qu'on n'aime pas. (Proust, Le Temps retrouvé, 1927)
Mes tempes battent ; toute ma chair va à cette femme presque nue et charmante dans le matin et dans le transparent vêtement qui enferme la douce odeur d'elle. (Henri Barbusse, L'Enfer, ch. VII, Éditions Albin Michel, Paris, 1908 ; éd. G. Crès, Paris, 1925, p. 99)
Je parle des femmes vraiment femmes, douées de cet esprit à triple fond qui semble, à la surface, raisonnable et froid, mais dont les trois compartiments secrets sont remplis : l'un, d'inquiétude féminine toujours agitée ; l'autre, de ruse colorée en bonne foi, de cette ruse de dévots, sophistique et redoutable ; le dernier enfin, de canaillerie charmante, de tromperie exquise, de délicieuse perfidie, de toutes ces perverses qualités qui poussent au suicide les amants imbécilement crédules, mais ravissent les autres. (Maupassant, Une aventure parisienne, 1881 (Une Épreuve), in Mademoiselle Fifi, 1882)