1. Hardiesse, mouvement, en parlant d'un poète, d'un orateur ou d'un artiste.
On ne peut s'empêcher d'admirer la fougue de cet artiste.
S'abandonner à la fougue de son imagination.
2. Ardeur naturelle ; grande impétuosité.
Suivant le caractère des barbares, dont la fougue est violente, mais de peu de durée, ils se réconcilièrent en faisant de nouveau le serment de ne rien entreprendre l'un contre l'autre. Tous deux étaient d'un naturel turbulent, batailleur et vindicatif ; [?].
(Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier ? Leur caractère ? Leurs mariages ? Histoire de Galeswinthe (561-568))
C'est alors que Louis VII, roi plein de fougue en même temps que dévot, se fit l'instigateur d'une nouvelle Croisade.
(Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
Hercule a la fougue d'Achille, mais bien plus de bonté. S'il a méfait, il se repent, répare.
(Jules Michelet, Bible de l'Humanité, Calmann-lévy, 1876, p.223)