1. Personne qui s'enivre régulièrement ou qui boit avec excès.
De toute éternité, l'univers a compté
L'ivresse alcoolique est une expérience qui fait de l'ivrogne un poète et du soulographe un génie. (Jean-Didier Vincent, Voyage extraordinaire au centre du cerveau, Odile Jacob, 2007, p. 175)
Les bancs, malgré le froid, avaient leurs dormeurs recroquevillés, leurs miséreux, leurs ivrognes de chaque nuit. Cette déchéance m'emplit de pitié, de tristesse [?] (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
Au personnage de Saint Jean-Baptiste y serait substitué celui d'un ivrogne sentencieux et vitupératif. (Pierre Lasserre, Philosophie de Goût musical, Les Cahiers verts n° 11, Grasset, 1922, p. 80)
Croyez-vous, s'écrie-t-il, croyez-vous qu'il m'a demandé un pourboire, cet ivrogne de moujik ! (Jules Verne, Claudius Bombarnac, Claudius_Bombarnac/4, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
Parmi les louanges qu'on donne à Bacchus, la plus glorieuse sans doute, c'est qu'il dissipe les soucis, les inquiétudes et les peines. Mais ce n'est pas pour longtemps: l'ivrogne cuve son vin, et les chagrins reviennent en poste. (Jean-Charles Laveaux, 1780, traduction de L'Éloge de la folie (1509) d'Érasme)
2. Qui s'adonne à la consommation outrancière de boissons alcoolisées.
On sait cela, et bien d'autres choses, mais on redoute ce prêtre violent, ivrogne, blasphémateur et même voleur à l'occasion. (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750), Communications, 1987, vol.46, n°46, p.119)