1. (Familier) Qui est fier de son allure.
Elle était plutôt faraude à l'idée d'essayer son cartable. (Amélie Nothomb, Robert des noms propres, Albin Michel, Paris, 2002, p. 47)
2. (Familier) Celui, celle qui porte ses beaux habits et qui en est fier.
Après c'était son problème s'il s'était cru plus fort qu'elle et plus fort que le monde entier. Eh, non, mon gars, t'es pas le plus fort? [?] Mais t'es tellement têtu, tellement faraud? (Anna Gavalda, Ensemble, c'est tout, 2004)
Car ils sont, parait-il, les fervents amateurs des « fricots » les plus savoureux : une noce, chez ces farauds, dure huit jours. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
[?] que ce fût enfin un marché, ou un faraud de village venu se pavaner à la ville ? rien n'échappait à la subtilité de mon attention juvénile. (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
3. (fam.) Personne qui se pare de ses plus beaux vêtements avec fierté.
Aux lumières, nous eûmes tous les farauds et les faraudes de la ville, et comme nous étions très connus, Amatre Guillier et moi, nous leur fîmes les honneurs de la noce. - Nicolas Rétif de la Bretonne, Monsieur Nicolas
4. Qualifie une personne qui affiche avec fierté et souvent de manière ostentatoire son apparence ou ses réalisations.
Je n'ai pas de système d'éducation, je ne vais pas faire ma Françoise Dolto, mais je suis certain que les mômes seraient moins « travaillés » si les parents étaient moins « double jeu », si les pères en particulier étaient moins farauds de ce qu'ils ont entre les jambes, farauds de pouvoir l'exhiber à la première occasion venue. - Éric Losfeld, Endetté comme une mule