1. (Familier) Lieu qui renferme beaucoup d'objets entassés confusément.
Alors, lui, par mollesse, par paresse, a été prendre, suspendue à son clou dans mon laboratoire, la clef du capharnaüm !
(Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1867)
C'était un capharnaüm indescriptible de chevalets de toutes tailles portant ou non des tableaux à l'huile achevés, en cours ou à peine ébauchés, mais tous, quel que fût leur degré d'avancement, en l'état depuis très longtemps, ce qu'indiquait une épaisse couche de poussière voilant l'éclat des couleurs.
(Michel Rio, La Statue de la Liberté, Seuil (1997), coll. « Points », 2000, p. 89)
2. (Figuré) Fouillis ; amas confus.
Mais dans ce capharnaüm d'idées et de théories, il est de bon aloi que les Sceptiques du Québec prennent la parole.
(Claude Mac Duff, Survol des croyances et ''religions'' extraterrestres, dans Le Québec sceptique, n° 18, mai 1991)
Il en était encore à la cité légendaire de 1849, à la ville des bandits, des incendiaires et des assassins, accourus à la conquête des pépites, immense capharnaüm de tous les déclassés, où l'on jouait la poudre d'or, un revolver d''une main et un couteau de l'autre.
(Jules Verne, Le Tour du monde en 80 jours, 1873)
3. Lieu abondamment rempli d'objets disposés sans ordre.
Dans le capharnaüm de la brocante étalée sur les trottoirs de la rue de Bretagne, il avait d'abord flâné sans conviction, [...]
4. Désordre matériel ou immatériel caractérisé par un entassement confus.
J'avais suivi Carl se faufilant entre les meubles et une multitude de sacs entreposés. Une logique singulière ordonnait ce capharnaüm. Tout était organisé en piles, certaines grimpaient jusqu'au plafond.