1. (Par hyperbole) (Familier) Dent d'un adolescent, d'un adulte, ou (plus rarement) d'un animal.
Du bout de ses jolies quenottes rieuses, elle détaille les chansons populaires du temps jadis.
(Marie Krysinska, La Force du désir, Mercure de France, 1905, p. 127)
De vrai, vous êtes fraîche à l'égal d'une rose blanche : vos quenottes ont la luisance des perles de la mer profonde, et vos yeux sont gris-bleu comme les pennes des tourterelles.
(Henry Gauthier-Villars, Le Petit Roi de la forêt, Hachette, 1903, p. 115)
C'est un fier imbécile, lui dit Titine, bête et riche ; aiguise tes quenottes, ma fille, et mords à belles dents.
(Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d'une fille, 1877, chap. 9)
Elle avait seize ans. Des yeux d'écureuil ! des quenottes de souris ! des cheveux, aile de corbeau !
(Ernest Legouvé, Soixante ans de souvenirs, 1877, 2e partie, chap. 11)
Il vous reste encore quelques bribes de l'héritage paternel : malgré leurs diaboliques quenottes, ni vos maîtresses ni vos amis n'ont pu dévorer tout.
(Alfred Delvau, Le Fumier d'Ennius, A. Faure, 1865, p. 282)
2. (Familier) Dent d'un enfant.
Avec ses dix-huit mois il faisait mentir le dicton : « vingt mois, vingt dents », car sa vingtième quenotte venait de percer.
(Émile Driant, Filleuls de Napoléon : histoire d'une famille de soldats. 2e période : 1830-1870, C. Delagrave, 1900, p. 294)
Voyons, sois donc gentil, ne t'ébrèche pas comme ça tes quenottes en les grinçant.
(Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1851, 3e partie, chap. 1)