1. (Par ellipse) et (Familier) Parier, exprimer un simple avis
Gage que si, gage que non, je gage que si, je gage que non.
2. (Vieilli) Déposer quelque chose comme gage qui sera attribué au gagnant dans une contestation.
Gager avec quelqu'un, contre quelqu'un.
3. (Vieilli) Payer par an, par mois pour un service domestique ou autre.
Il semble qu'il soit gagé pour faire telle chose. Il semble qu'il soit payé pour cela.
C'est un homme que j'ai gagé pour cela.
Dès sa première communion, gagé par l'un ou par l'autre, [?], il était sans l'avoir appris devenu habille à menuiser, à charronner, à réparer un coutre, à ferrer un cheval. (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L'Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 10)
4. (Familier) Engager un pari, exprimer une opinion sous forme de défi.
'' - Oh ! je saurai bien te rattraper, lui répondit vivement Ernest.- Je parie que non, reprit aussitôt Charles.- Je gage que si », répliqua Ernest. - (Comtesse de Ségur, Mémoires d'un âne, 1860)
5. (Vieilli) Mettre en gage quelque chose comme garantie dans le cadre d'une contestation ou d'un pari.
6. (Vieilli) Employer quelqu'un à l'année ou au mois pour effectuer des services domestiques ou autres.
Dès sa première communion, gagé par l'un ou par l'autre, [...], il était sans l'avoir appris devenu habile à menuiser, à charronner, à réparer un coutre, à ferrer un cheval. - Jean Rogissart - Hurtebise aux griottes