1. (Religion) Doctrine, attitude des pharisiens.
2. Piété ostentatoire ; hypocrisie en religion.
Ah ! le temps joyeux de la stupidité, du pharisaïsme à rebours où les petits messieurs pressés se hissaient paisiblement sur la crête de la notoriété. Tous des faiseurs, tous des faisans.
(Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930, p. 133)
Si les moralités dont nous avons parlé n'ont pas été un frein pour le débordement des puissants, si elles ont aggravé seulement le pharisaïsme de leurs moeurs en nécessitant qu'un voile d'hypocrisie fût jeté sur le mystère de leurs alcôves, combien n'ont-elles point causé de désespoirs, de douleurs inutiles, de remords absurdes, de perversions, de suicides et de crimes chez les faibles et les sincères [?]
(Jean Marestan, L'Éducation sexuelle, Éditions de la « Guerre Sociale », 1910)
3. Initiateur de la Torah orale, préfigurant le rabbinisme, ce courant s'inscrit dans le judaïsme du Second Temple, dont il influence l'évolution. S'éteignant vers la fin du Ier siècle, il nous est connu au travers de différentes sources dont les études renouvelées depuis la fin du XXe siècle ont souligné la difficulté d'en cerner la complexité. Leur courant est appelé « pharisaïsme » ou « pharisianisme ».
4. Les Pharisiens constituent un groupe religieux et politique de Juifs fervents apparu pendant la même période que les Sadducéens et les Esséniens en Palestine lors de la période hasmonéenne vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., en réponse à l'hellénisation voulue par les autorités d'alors. Initiateur de la Torah orale, préfigurant le rabbinisme, ce courant s'inscrit dans le judaïsme du Second Temple, dont il influence l'évolution. S'éteignant vers la fin du Ier siècle, il nous est connu au travers de différentes sources dont les études renouvelées depuis la fin du XXe siècle ont souligné la difficulté d'en cerner la complexité. Leur courant est appelé « pharisaïsme » ou « pharisianisme ».