1. (Par analogie) Personne qui n'a que l'ostentation de la piété ou de la vertu.
2. Pharisaïque, qui observe plus la forme que le fond.
Quand je dis moralistes, j'entends pseudo-moralistes pharisiens. (Charles Baudelaire, Du vin et du haschisch, 1851)
3. Membre d'une secte du peuple juif.
L'Évangile nous parle des pharisiens et des hérodiens. Pour le premier groupe, l'occupation de leur pays par l'armée romaine est interprétée comme une punition venant de Dieu. (Agnès Von Kirchbach, Rendre à César, La Croix, page 12, 18-19 octobre 2014)
Les pharisiens affectaient de se distinguer par la sainteté extérieure de leur vie.
4. (Par analogie) Personne qui, sûre de soi, juge de haut, avec orgueil et dureté, les actions ou les opinions des autres.
5. (Bible) Membre d'une secte juive de l'Antiquité, connue pour son interprétation stricte de la Loi.
Les pharisiens affectaient de se distinguer par la sainteté extérieure de leur vie.
6. (Péjoratif) Individu affichant une piété ou une vertu superficielle, souvent avec orgueil et jugement sévère envers autrui.
À Rome, tout à côté du gouvernement central de l'Église, il était resté en marge, il avait fondé l'oratorio, foyer de ferveur et de joie, loin des vétilleux, des dogmatiques, des inquisiteurs-nés, des scribes et des pharisiens de son époque. - Philippe Le Guillou, Le pape des surprises
7. Relatif à la secte juive antique des pharisiens, connue pour son interprétation stricte de la Loi juive.
Parallèlement à cet attachement foncier à l'héritage juif, on perçoit dans cet évangile un affrontement avec le courant pharisien, devenu après l'an 7 la composante dominante du judaïsme. - Après Jésus. L'invention du christianisme, sous la dir. de Roselyne Dupont-Roc et Antoine Guggenheim
8. (Péjoratif) Qualifie une attitude qui privilégie l'observance extérieure des règles religieuses ou morales au détriment de leur esprit.
Quand je dis moralistes, j'entends pseudo-moralistes pharisiens. - Charles Baudelaire, Du vin et du haschisch