2. (Par extension) Ouvrages faits avec le sparte ou diverses autres fibres végétales (jonc, raphia, etc.).
Un magasin de sparterie.
Quand il ouvrait la porte de la pièce où les jeunes Italiennes étaient installées à faire des chapeaux, il les voyait ; il les entendait ; elles passaient du laiton au milieu de perles de couleur dans des soucoupes ; elles modelaient de trente-six façons des formes de sparterie ; la table était jonchée de plumes, de paillettes, de soies, de rubans ; des ciseaux cognaient contre la tableau ; mais quelque chose lui échappait ; il ne ressentait rien.
(Virginia Woolf. Mrs. Dalloway, 1925. Traduction de Marie-Claire Pasquier, version parue dans la Bibliothèque de la Pléiade. Folio classique, Gallimard, 1994. p. 175.)
Et ne voulant pas renoncer à ma lecture, j'allais du moins la continuer au jardin, sous le marronnier, dans une petite guérite en sparterie et en toile au fond de laquelle j'étais assis et me croyais caché aux yeux des personnes qui pourraient venir faire visite à mes parents.
(Marcel Proust, Du côté de chez Swann, 1913)
Mais il est grand, sec, droit sous son sayon jaunâtre moins poilu que sa poitrine, et un peintre ne dédaignerait pas d'en saisir la silhouette, lorsque, coiffé d'un chapeau de sparterie, vrai bouchon de paille, il s'accote sur son bâton à bec de corbin, aussi immobile qu'un roc.
(Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, p. 1-16)