1. Délicatesse de langage, finesse de goût particulière aux Athéniens.
2. (Grammaire grecque) Forme de langage particulière au dialecte attique.
3. (Par extension) Style, maintient qui joint l'élégance à la pureté.
Chez l'homme l'action du climat ne se fait pas seulement sentir sur la peau ; les formes, la constitution et le caractère s'en ressentent. [?] la sauvagerie du Caraïbe ne peut pas être comparée à l'atticisme du Français [?]
(Jean Déhès, Essai sur l'amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
4. L'atticisme (« qui est propre au dialecte attique ») est d'abord un courant de la rhétorique grecque dans le premier quart du Ier siècle av. J.-C. ; mais ce terme peut aussi désigner les tournures et expressions caractéristiques de cette langue littéraire, par opposition au grec parlé, qui a poursuivi simultanément son évolution vers la koinè. Par extension (ou affectation de langage), ce terme en vient même à désigner tout classicisme.
5. L' atticisme (signifiant littéralement « qui est propre au dialecte attique ») est un courant de la rhétorique grecque, revendiqué comme tel dans le premier quart du Ier siècle av. J.-C. Ce courant est particulièrement marqué par des tournures et expressions caractéristiques d'une langue littéraire, fine et épurée, se voulant proche de celle des orateurs et des artistes du Ve siècle av. J.-C.. L'atticisme s'oppose ainsi d'une part à l'asianisme, dont il est la réaction, d'autre part au grec parlé de l'époque, qui pour sa part a poursuivi simultanément son évolution vers la koinè.