1. (Linguistique) Construction propre et particulière à la langue grecque.
Les Grecs faisaient des hellénismes en parlant latin, comme nous faisons souvent des gallicismes en parlant une autre langue que la nôtre.
2. (Philosophie) Ensemble des idées et des moeurs de la Grèce antique.
Le Prologue du Selon-Jean, contrairement à ce que croient, ressassent et font croire les exégètes, est un chef-d'oeuvre de la littérature hébraïque. Les quatre assertions sur lesquelles il s'ouvre [?] n'ont rien à voir avec la pensée grecque ; elles ne contiennent pas la plus petite parcelle d'hellénisme ou de grécité.
(Bernard Dubourg, L'Invention de Jésus, tome I, « L'Hébreu du Nouveau Testament », Paris, Éditions Gallimard, 1987, p. 169)
Alexandre porta l'hellénisme jusqu'aux Indes.
3. En français le mot hellénisme désigne l'étude de la culture de la Grèce antique, par des lettrés ou des historiens tels que Guillaume Budé (1468-1540), Érasme (1469?-1536), Jean Dorat (1508-1588), Pierre de Fermat (1601-1665), Josué Barnes (1654-1712), Giacomo Lamberti (1758-1815), André Chénier (1762-1794), Johann Gustav Droysen (1808-1884), Émile Egger (1813-1885), Alexis Pierron (1814-1878), Anatole Bailly (1833-1911), Éloi Ragon (1853-1908), Victor Magnien (1879-1952), Victor Fontoynont (1880-1958), André Bonnard (1888-1959), Jean-Pierre Vernant (1914-2007) ou Jacqueline de Romilly (1913-2010) pour n'en citer que quelques-uns.
4. L'hellénisme (aussi appelé parfois dodécathéisme ou plus souvent néopaganisme hellénique) est la résurgence contemporaine de la religion grecque antique interdite par l'empereur Théodose en 392 et 393. Il s'intègre dans la mouvance du néopaganisme. Il se nomme aussi « Hellenismos » (nom choisi par l'empereur Julien au IVe siècle pour désigner le paganisme gréco-romain face au christianisme), « Religion grecque » ou « paganisme hellénique », parfois « Culte des Douze Dieux » (de l'Olympe) - en grec « Dodekatheismos ».
5. (Linguistique) Expression ou construction spécifique à la langue grecque.
C'était déjà le cas des poètes parnassiens, qui recouraient massivement aux latinismes et aux hellénismes lexicaux, syntaxiques, rhétoriques, insérés dans une forme métrique impeccablement classique.
6. (Philosophie) Corpus des idées et coutumes caractéristiques de la Grèce antique.
Le Prologue du Selon-Jean, contrairement à ce que croient, ressassent et font croire les exégètes, est un chef-d'oeuvre de la littérature hébraïque. Les quatre assertions sur lesquelles il s'ouvre [...] n'ont rien à voir avec la pensée grecque ; elles ne contiennent pas la plus petite parcelle d'hellénisme ou de grécité.