1. (Pharmacologie) Médicament à effet neurobiologique, utilisé dans le traitement de certaines affections du système nerveux central ? les psychoses ?, tout particulièrement au niveau de la transmission synaptique (notamment pour les neurotransmetteurs comme la dopamine).
2. (Médecine) Forte dose de calmant.
3. À long terme ( au-delà de 2 ans ) peu d'études ont été réalisées. La première étude ( non-randomisée ) montre un taux de rétablissement nettement supérieur chez les patients ayant arrêté les neuroleptiques par rapport à ceux ayant continué ( 40 % vs 12,5 % après 7 ans et demi, 40 % vs 5 % après 15 ans ) [ 38], [ 39]. La deuxième étude ( randomisée ) montre un taux de rétablissement sensiblement supérieur chez les patients ayant suivi un protocole de sevrage progressif par rapport à ceux ayant poursuivi le traitement en continu ( 40 % vs 18 % après 7 ans ) [ 40].
4. À court terme ( 1-12 mois ) , les neuroleptiques sont efficaces pour réduire les symptômes de la schizophrénie chez 70 % des patients environ : les 30 % restants ne répondent pas ou peu aux neuroleptiques [ 31].
5. Les neuroleptiques ( du grec neuron, nerf et leptos, qui affaiblit ) encore appelés antipsychotiques ( contre les symptômes productifs des psychoses ) sont des médicaments psychotropes utilisés pour leur effet tranquillisant majeur, anti-délirant et ? pense-t-on ? pour lutter contre la désorganisation des pensées. Ils sont utilisés notamment dans le traitement de certaines affections psychiatriques telles que la schizophrénie, les troubles bipolaires et certains autres syndromes comportant des hallucinations, un délire et de l'agitation psychomotrice. On admet généralement que les symptômes positifs de la schizophrénie ( délires/hallucinations ) répondent mieux aux neuroleptiques que les symptômes négatifs ( retrait psychique, apragmatisme ) .
6. (Pharmacologie) Médicament ayant un effet antipsychotique, prescrit principalement pour traiter les troubles psychotiques tels que la schizophrénie et certains troubles de l'humeur.
Lucile ressemblait à tous les gens qui prennent des neuroleptiques à haute dose, leur regard est le même, ils se tiennent de la même façon, leurs gestes ont des allures mécaniques. Ils sont loin, comme protégés du monde, rien ne semble pouvoir les atteindre, leurs émotions sont contenues, régulées, sous contrôle.