1. (Familier), (Figuré) Se dit de choses plus épaisses, plus consistantes qu'elles ne devraient l'être.
Le sosie d'Yves Montand mais avec un accent hollandais à couper au couteau. (Roland Giraud, Chagrin de vie, Michel Lafon, p. 29)
Derrière l'écran de toile blanche, le montreur, le karaghiozopaichtis, est l'âme du spectacle. Il a fabriqué figurines et décor, il anime les personnages. Comme dans la plupart des spectacles de tradition populaire, de la farce médiévale au slapstick du cinéma muet, il fait appel à toute la panoplie du comique de geste, de la chute à la bastonnade, immédiatement lisible par les publics de tous les âges. Visuellement, le théâtre d'ombres est à mi-chemin entre la marionnette à fils, capable de prouesses d'animation, et la marionnette à gaine, comme notre Guignol, aux possibilités limitées, mais qui se rattrape en étant plus bavarde. Car le karaghiozopaichtis fait toutes les voix, et surtout il improvise son texte avec un art consommé de la littérature orale. Dans la Grèce du XIXe siècle et du début du XXe qui n'est pas encore laminée par le rouleau compresseur des médias et de la mondialisation, chaque personnage est caractérisé par son langage, représentatif de son origine sociale ou géographique. Prononciations régionales à couper au couteau, fautes de grammaire et joyeuses confusions de vocabulaire, puisées dans la tradition la plus usée ou jaillies dans l'inspiration du moment, sont des ressorts comiques dont le montreur joue avec une virtuosité d'autant plus ivre que le public réagit haut et fort. (Karaghiozis, le théâtre d'ombres grec)
2. Fanatique aveuglément dévoué à un chef, une cause ou à un parti.
La loi y est au mieux laissée au hasard, la plupart du temps appliquée par des magistrats autoproclamés et épaulés par des séides qu'ils recrutent eux-mêmes. (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
Les six séides du maréchal d'Ancre avaient, la veille, tiré au sort le cheval demeuré dans les écuries de l'hôtel. (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » #31, 1907)
Soudry fils, qui, depuis deux ans, occupait le principal siège du ministère public, était un séide de Gaubertin. (Honoré de Balzac; Les Paysans, 1823)
3. Qui est abondant, qui est nombreux et disponible.
J'ai toujours eu trois ou quatre kilos en trop lorsque j'étais sur la route, car c'est vrai que le catering de Notre-Dame de Paris était des plus copieux et que je mangeais facilement quatre ou cinq fois dans la journée, [?]. (Renaud Hantson, Poudre aux yeux, Éditions Flammarion, 2012)
Alors comment redonner aux bourgeois français le goût de la famille et des progénitures copieuses ? Des ligues pour la repopulation ? Bah ! (Victor Méric, Les Compagnons de l'Escopette, Éditions de l'Épi, Paris, 1930)
Le dîner se composait d'une soupe copieuse, d'un bon bouilli et d'une entrée suffisante pour huit personnes. (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895, éd.1923)
4. Qui oppresse.
5. Qui tend à opprimer, qui sert à opprimer.
Moyens oppressifs.
Loi oppressive.
Système oppressif.
6. [adjective] Wearing a pair of jackboots.
7. Qui est propre à intimider.
Question intimidante.
Examinateur intimidant.
8. [noun] Chiefly US spelling of sabre-rattling
9. Se dit d'une émanation liquide qui se répand de façon assez conséquente.
10. Qui est très riche, qui est dans l'opulence ou qui dénote l'opulence.
Il était deux heures de l'après-midi, Marion, assise devant une haute glace, arrangeait elle-même son opulente chevelure. (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, coll. « Le Livre populaire » #31, 1907)
Par extension, Formes opulentes.
Réception opulente.
Un train de maison opulent.
Un homme opulent.
Le nom de la première localité rencontrée en entrant par le sud sur cet opulent territoire du Vouzinois sonne mal, avouons-le : Pauvres ! (Paul Verlaine, Nos Ardennes,)
11. Personne (du sexe féminin) nantie.